IOT for good : EON, pépite de la Fashion Tech – Umanz

IOT for good : EON, pépite de la Fashion Tech

La mode n’a pas une excellente réputation en matière d’économie circulaire . Or depuis quelques années, EON group  une startup fondée à New York par Natasha Franck tente d’organiser une traçabilité sur l’ensemble de la chaîne de valeur du vêtement grâce à une identité digitale augmentée. 

En redonnant une identité traçable aux vêtements en amont et en aval du point de vente, elle autorise un changement systémique de l’industrie et garantit son avenir durable.

Plongée dans les arcanes d’une pépite de plus en plus visible de la Tech for Good.

EON est née en 2015 d’une double vision de sa CEO Natasha Franck : permettre un traçage écologique des vêtements et des matériaux et augmenter l’expérience et les choix des clients et des industriels de la mode. Une vision exprimée et amplifié à travers les partenaires réunis au sein du consortium Circular ID qui réunit  H&M Group, Target, PVH Corp., Closed Loop Partners, Microsoft, GS1 US, Waste Management, C&A Foundation ou encore IDEO et dont le premier pilote a été lancé en Janvier 2020. 

 

 

Une intelligence produit et client circulaire

Concrètement,  EON est une plateforme SAAS compatible avec différents protocoles (QR Code, RFID, NFC, et Bluetooth LE) permettant de tracer avec précision l’identité  d’un vêtement : matériaux utilisé, pays, procédé de fabrication, empreinte carbone etc.  Avec Eon, chaque vêtement a désormais un certificat de naissance et un passeport précise Natasha Franck.

La société a embarqué sur sa plateforme des clients prestigieux comme Gabriela Hearst afin de faciliter le re-commerce, le recyclage, le CRM mais aussi l’inventory management. car l’une des obsessions de Natasha Françk est que la vision circulaire doit aussi être porteuse de valeur business.

Dans les prochaines années 70% des retailers vont investir dans l’IOT (source Retail Dive). Les technologies facilitant la transition vers une économie circulaire seront au premier rang des investissements d’impact. A terme elles pourraient permettre d’envisager le fameux découplement entre croissance et consommation que certains économistes appellent de leur vœux.

In fine, EON souhaite ressusciter une leçon naturelle oubliée par l’économie extractive et linéaire, que se plait à rappeler Nathasha Franck dans ses interview : “La nature est faite d’interconnectivité et de conception de systèmes adaptatifs et réactifs, pas hiérarchiques ou rigides”.