Quincados, le come back des “Old Cool” – Umanz

Quincados, le come back des “Old Cool”

Ils ont pour modèles Georges Clooney, Nicolaj Coster-Waldau , Antoine de Caunes, Sophie Marceau Isabelle Carré, Karine Le Marchand, Zazie, Marc Simoncini, Matthieu Pigasse, Jacques Genin, Eric Pliez ou Vincent Cassel.

Ce sont nos boss, nos frères, nos pères, nos amis et nous dans quelques années…

Les Quincados sont ces cinquantenaires vieillissent avec grâce. Très différents de leurs parents à leur âge, ils vivent avec énergie et élégance, leur relative bonne santé.

Les cinquante et plus, décrits par le sociologue Serge Guérin dans son dernier livre édité chez Calmann Levy  sont le volet décomplexé des anciens seniors Old Cool plutôt qu’Old School.

Très proche des jeunes générations, ils connaissent le “Grime”, savent apprécier la reprise des  “Gauloises Bleues” d’Yves Simon par Clou et s’épanouissent dans une nouvelle jeunesse.

Ne m’appelez pas Senior

Il y a toutefois un revers de la médaille pour les Quincados : ils sont souvent en mode survie au bureau tout en étant coincés entre le soutien économique de leurs enfants non émancipés et celui de leur parents. Nos Quincados sont naturellement les “aidants” en premier ressort de parents vieillissants…

Parallèlement, Ils vivent difficilement leur disparition des écrans pub, miroirs de la jeunesse éternelle. Une absence qui leur fait cruellement sentir qu’ils ont dépassé l’âge limite. Car le Quincado ne refuse pas de vieillir, rappelle Serge Guérin, “Il récuse les images et les conséquences associées à la prise d’âge”.

La patine du bel âge

Pas de procès en immaturité ni en hubris démesurée dans le livre. Serge Guérin qui est né en 1962 sait que “l’âge est relatif”. Il parle avec tendresse des Quincados et des “rides que l’alchimie imprime aux vieux fronts studieux” qu’évoquait Rimbaud. Pour le sociologue, le Quincadoisme est aussi une confiance en l’avenir.

Car les Quincados séduisent encore, eux qui n’hésitent pas à prendre le risque d’une deuxième vie, d’une nouvelle paternité ou d’une nouvelle maternité et naviguent avec agilité dans les agendas en trois dimension des familles recomposées.

Après tout, Ils ont le nombre pour eux :  ils y a 22 millions de plus de 50 ans en France, et ils sont pour la plupart en relative bonne santé. Ils ont encore l’envie des “flambants vieux” comme le dit Zazie. 

Au final, ils sortent par le haut du dilemme éternel : vaut-il mieux être un vieux jeune qu’un jeune vieux ?