Sousveillance, Omiokuri et 3 autres idées qui murmurent - Umanz

Sousveillance, Omiokuri et 3 autres idées qui murmurent

Sousveillance, Omiokuri et 3 autres idées qui murmurent

Omiokuri

L’Omiokuri est une magnifique pratique Japonaise qui consiste à accompagner longuement du regard quelqu’un qui s’éloigne jusqu’à ce qu’il disparaisse de son champ de vision. Voici comment l’évoque le critique gastronomique François Simon dans le Podcast de Fanny Auger : l’Omiokuri permet de donner de la résonance à ce que l’on a vécu avec cette personne. Il permet de donner à l’instant qui vient de se terminer, une plus grande dimension.

Sousveillance

Sousveillance par opposition à surveillance est un terme inventé par Steve Mann, inventeur, professeur et spécialiste de la réalité augmenté pour designer l’ensemble d’images et de contenus générés par des spectateurs étrangers à la scène d’une façon active et de plus en plus passive (lunettes connectées).

La sousveillance constituera pour l’essayiste Venkatesh Rao l’un des plus grands vecteurs de production de contenus à l’ère du Mème.

Thin Places, lieux liminaux

Les Celtes croyaient que certains lieux étaient des lieux sacrés, des endroits où le voile entre le monde physique et le monde spirituel était particulièrement fin. Ils voyaient les falaises, certains lieux escarpés comme des lieux de passage, des endroits où il était possible de se connecter avec les esprits des ancêtres.

En gaélique irlandais, les Celtes appelaient ces espaces “áiteanna fliuch“, ce qui signifie littéralement “lieux humides”. Cela était lié à la croyance celtique selon laquelle les lieux humides, tels que les rivières, les lacs et les cascades, étaient des endroits où le voile entre les deux mondes était particulièrement fin.

En gallois, on nommait ces espaces “llefydd gwan“, ce qui signifie littéralement “lieux faibles”. Pour les Gallois, les lieux où la nature était intacte, tels que les forêts et les montagnes, étaient des endroits de passage vers le monde des dieux.

Les bretons, désignaient ces lieux sous le nom de “lec’hioù aer”, ce qui signifie littéralement “lieux de l’air”. Cela était lié à la croyance selon laquelle les lieux élevés, tels que les collines et les monts ouvraient le monde des esprits.

Livre d’amitié

Saviez vous que de magnifiques livres “relationnels” tissaient des liens indéfectibles au XVIème siècle on les appelait liber ou album amicorum, des “livres d’amitié.”

Ils sont apparus dans les Universités Allemandes et étaient destinés à recueillir dessins, gravures et témoignages d’amitiés. Ils se sont ensuite démocratisés au 18ème et 19ème siècle.

L’ un des plus connus et plus ancien fut composé entre 1596 et 1647 par le marchand d’art et diplomate Philipp Hainhofer.

Once Upon a Time

Le “Once Upon a Time” Anglais qui ouvre les contes ne serait pas tout à fait équivalent au “Il était une fois français”.

Cette formule quasi incantatoire, réputée pour ouvrir le cerveau droit signifierait en fait l’entrée dans un temps plus magique, un temps symbolique. Son sens le plus proche serait en fait : Il était une fois en dehors ou au-dessus du temps.

Le Once Upon a Time par son étymologie, nous explique l’écrivain David Gattegno nous placerait dans un espace archetypal éloigné des vicissitudes du temps. Un espace “non vicié”.

Ce n’est pas le seul atout de l’expression. Elle est aussi puissante et générative car elle introduit aussi la vie: Once Upon a time, there lived.

On touche là la magie et le propre des plus belles histoires, vivre éternellement en dehors du temps.