La force et les écueils du premier cercle – Umanz

La force et les écueils du premier cercle

Plusieurs créateurs d’entreprise me l’avaient pourtant dit…A l’époque je ne l’avais jamais cru ou je n’avais pas voulu le comprendre : quand vous allez lancer votre activité, vous obtiendrez beaucoup d’encouragement, de chaleur et d’amitié du premier cercle mais peu d’aide concrète.

Pourquoi si peu d’aide ?

Le syndrome “Oh Toi de toute façon”

Une partie de vos amis et de vos proches vous encourageront de loin en mode “de toute façon tu va réussir” je me fais aucun souci. Le manque d’aide et de support de leur part viendra de leur hyperconfiance déroutante. Pour ce coeur du premier cercle “Vous ne pouvez pas vous planter”…

Le syndrome : Hello Stranger….décalage de l’espace temps

Pour vos amis restés salariés, une fois sortis de la société et donc de leur quotidien et de leurs calculs, vous allez tomber du rang deux ou trois de leur priorités pour passer au mieux en priorité 47. Les réponses à vos mails et coup de fil recevront des réponses lentes créant une incompréhension éprouvante. C’est le loin des yeux loin du coeur version corporate. Avec cet ex premier cercle, vous basculerez dans le temps long -le leur-pas le vôtre.

Le syndrome “Burn Motherfucker Burn” ou la Schadenfreude

Les gens les moins bienveillants de votre premier cercle, ceux qui ont toujours été agacés par la réussite de votre première tranche de vie, ceux que vous avez vexé sans le savoir ou parfois d’une manière frontale attendront lentement que votre cadavre défile le long du fleuve…Au final, cette catégorie, rare, représente la frange la plus logique de non-assistance-à-personne-en-création.

Le syndrome : “I told you so”. Sooo…. Désapprobateur

“Déjà petit tu ne tenais pas en place… » Le dernier avatar du syndrome du premier cercle est souvent constitué par la couche la plus âgée, conservatrice et néanmoins bienveillante de votre premier cercle ce sont souvent vos parents, vos oncles et tantes. “Tu n’aurais jamais dû quitter ce job”, “Tu as pensé à tes enfants”, “Quand même tu avais un joli travail au /ministère/à la Socotex/chez boite-mortelle-du-cac40/Géant-américain-pressurisant”. Cette joyeuse bande un peu naïve de bisounours à la retraite pense que la carrière à vie et les jobs de 09h à 18h00 existent encore. Si vous échouez il prendront l’air désolé en privé tout en concluant d’un modeste “je l’avais bien dit”.

 

Au final le revers brillant de la médaille de ce fameux syndrome du premier cercle c’est qu’il vous sortira de la zone de confort du fameux premier cercle. La magie c’est que vous rencontrerez des gens formidables dans les deuxième et troisième cercles. Souvent de parfaits inconnus.

Cette chance vaut tous les premiers cercles du monde.

@pkervern