En direct de Fest : Impact investing et Tech for Good en action – Umanz

En direct de Fest : Impact investing et Tech for Good en action

Alexis Sarrut de FEST. (France Eco Social tech) organisait le 30 janvier chez BNP Paribas une conférence intitulée : quelles clefs pour l’essor de la Tech & Science For Good ?

Umanz y était, voici 10 phrases à retenir :

Nicolas Celier (Ring Capital, Administrateur de Fest et France Digitale) : “Le tech for good est une évidence et l’un des buts de Fest est d’infuser la Tech For Good auprès des startups”

Raphaëlle Leroy  (Directrice de l’engagement d’entreprise de la Banque de détail de BNP Paribas) : “On comprend mieux et on identifie mieux les domaines d’actions sociaux et environnementaux […] On apprend à nos chargés d’affaire à lire autrement les bilans, avec une construction de rentabilité un peu plus patiente…Le sujet d’aujourd’hui c’est comment on mesure l’impact car c’est ce qui va déterminer la crédibilité du marché.”

Anita de Voisins (Investir +) : “On cherche des modèles dont la croissance économique est corrélée à la manière dont l’impact se développe  […] On voit aujourd’hui des serial entrepreneurs qui veulent créer leur troisième entreprise avec du sens…”

Clara Gaymard (Raise) : “ L’impact c’est de mesurer les externalités positives et négatives de ce que l’on crée […] On peut aujourd’hui créer des business models qui adressent les problèmes les plus criants de la société […] La clef c’est que les investisseurs suivent les 17 Goals de l’Onu”

“L’argent qui n’a pas de sens n’a plus de sens”

Gonzague de Blignières (Raise) : “l’argent qui n’a pas de sens n’a plus de sens. Le capitalisme tel qu’on le connaissait ne marche plus […] Il faut avoir une mesure d’impact non Ayatollesque…”

Pierre-Emmanuel Grange (MicroDon) : “On a galéré pendant 6 ou 7 ans sur l’idée de générosité embarquée […] J’étais un peu un bisounours et ça m’a permis de maturer mon sujet mais dès le début je visais le capital patient.”

Jean Moreau (Phenix) : “Dans l’impact il peut y avoir des Licornes, j’avais envie d’être le Doctolib et le Blablacar de l’impact”

Paul Allard (Impak Finance) : “Sur les questions de l’impact Management Project, on essaye d’inventer le Minitel quand l’internet arrive”  

Des structures juridiques hybrides

Jerôme Giusti (Droit d’urgences) : “Il existe de multiples modèles juridiques pour financer la tech for good à la croisée de la gouvernance, l’activité commerciale et des désirs d’erichissement personnels[…] A terme nous aspirons à une BCorp à la Française”

Lea Zavlasky (MakeSense) : “Le parti pris de départ de MakeSense était une communauté d’acteurs et une marque collective. Dans la phase d’expansion, nous avons développé des activités complémentaires autour de l’association. La superposition amène une complexité de gestion et de pilotage. Dans une seconde phase nous avons élagué […] La structuration légale est forcément évolutive. Il y a une gestion de risque inhérente à ces systèmes.”

Maud Sarda (LabelEmmaüs) : “Nous sommes sur le schéma d’une société coopérative fiscalisée car nous voulions devenir un site d’Ecommerce de référence…”

Réussir son projet Tech

Yann Tanguy (Shareit) : “La première chose que l’on regarde c’est le sponsorship du projet technologique dans les associations ainsi que le product owner, le chef de projet numérique, il faut une ressource à temps plein ou à 80%, un Focus Delivery et une stratégie d’autonomisation.”

Angelina Lamy (Fondation Accenture) : “Il y a une acculturation nécessaire du sujet Tech auprès des associations et acteurs de l’ESS.”

Alizée Lozachmeur (MakeSense) : “Il ne faut pas confondre projet dans un temps limité et transformation digitale dans la durée”

Jean-Marc Potdevin (Entourage) : “La tech peut transformer la façon d’agir des sociétés Human Native…Pour les associations, la transformation est culturelle. Il faut aussi favoriser le même partage qu’on voyait dans le monde des startups il y a 10 ans et d’où je viens et sortir du schéma touche pas à mon pauvre […] Dans la tech for good il faut aussi faire attention au tech addictives et ce que j’appelle les moteurs de vanités.”

Francis Nappez (CTO Blablablacar) : “On est au tout début de la Tech for Good…On est tous en train de bootstrapper le secteur et créer les champions Tech for Good de demain”.