Globalisation 4.0 : changer de logiciel et ne pas se louper cette fois – Umanz

Globalisation 4.0 : changer de logiciel et ne pas se louper cette fois

Alors que les révolutions de l’industrie 4.0 annoncent de nouvelles accélérations technologiques, sociétales et environnementales, Klaus Schwab, fondateur du World Economic Forum appelle à un nouveau logiciel pour la Globalisation nouvelle formule  dans un agenda dominé par le dérèglement climatique.

Car les innovations technologiques en cours vont littéralement bouleverser la capacité d’action des gouvernements et des politiques domestiques. Le World Economic Forum appelle donc dans son dernier rapport à refonder et moderniser la gouvernance mondiale et la coopération entre les acteurs économiques et sociétaux. 

“Nous rentrons dans une nouvelle ère où les hypothèses des périodes précédentes ne tiennent plus”

“Nous rentrons dans une nouvelle ère où les hypothèses des périodes précédentes ne tiennent plus” insiste le rapport.  Il plaide donc pour un nouveau design des relations multilatérales basé sur une architecture interopérable, intégrée, agile, enrichie par la confiance et centrée sur l’humain. Car admet-il : “l’une des lacunes de la gouvernance économique mondiale a été l’échec dans l’appréciation et l’anticipation des conséquences humaines de la libéralisation” et les conséquences que l’on connaît sur la colère des peuples.

L’Organisation Mondiale du Commerce doit aussi adapter ses règles à la nouvelle donne de l’e-commerce, la blockchain, l’intelligence artificielle, les échanges de data cross-border, et le financement du développement durable.

Parallèlement, les risques systémiques sur la finance mondiale appellent à une réforme intégrée et coordonnée des différents acteurs et institutions.  

Le dérèglement climatique : en tête des agendas

Urgence oblige, c’est dans le domaine du dérèglement climatique, de la biodiversité et du recul permanent face aux dispositions de l’accord de Paris que la nécessité d’une coopération et d’un courage accru se font sentir. 

Même si les dates glissent, le rapport estime néanmoins qu’un objectif de Zéro émission est possible en 2060 pour l’industrie lourde et les transports. Il appelle également au financement massif et à la généralisation de zones “bas carbone”  pour l’économie mondiale et à un effort masssif et intégré pour juguler la perte de biodiversité dans les océans.

Un nouveau contrat social pour le futur du travail

L’automatisation et le remplacement anticipé de 75 millions de jobs créent de nouveaux risques. Parallèlement 54% des travailleurs devront passer par des process d’upskilling ou de reskilling d’içi 2022. Le rapport incite ainsi à des investissements massifs des gouvernements dans l’éducation et la formation, à un nouveau modèle universel de lifelong learning ainsi qu’une Garantie Universelle de Travail (Universal Labor Guarantee), une nouvelle forme de protection adaptée aux nouvelles formes de travail hybrides en dehors du travail salarié.

L’Opportunité économique

En dépit des risques systémiques, le rapport estime que les Objectifs de Développement Durable pleinement réalisés pourraient générer une opportunité économique de 12.000 milliards de dollars dans les domaines de l’alimentation, l’agriculture, les villes et l’énergie, la santé et le bien être et créer 380 millions de jobs d’ici 2030.