Ozymandias – Umanz

Ozymandias


Un somptueux texte de Shelley sur la vanité de toute chose et de la puissance terrestre :

“Je rencontrai un voyageur venu d’une terre antique

Qui dit :

« deux jambes de pierre vastes et sans tronc
Se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable,
À moitié enfoncé, gît un visage brisé, dont le froncement de sourcil
Et la lèvre plissée, et le ricanement de froid commandement
Disent que le sculpteur sut bien lire ces passions
Qui survivent encore, empreintes sur ces choses sans vie,
À la main qui les imita et au cœur qui les nourrit.

Et sur le piédestal, apparaissent ces mots :

« Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois,
Regardez mes œuvres, ô puissants, et désespérez ! »

Il ne reste rien à côté. Autour de la ruine
De ce colossal débris, infinis et nus,
Les sables solitaires, égaux, s’étendent loin.”

Percy Bysshe Shelley (1819)